Mon métier et ma vison de la Cosmétique Green & Responsable #1

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Parmi les nombreux sujets qui m’animent et qui animent ce blog, je souhaitais, aujourd’hui, vous parler un peu plus de mon métier. Pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, je suis fondatrice de Make it beauty, une jeune marque de cosmétiques naturels & engagés (le but de cet article n’étant pas de parler de ma marque, je ne vais donc pas m’attarder sur mes produits) je souhaite cependant partager avec vous ma façon de travailler et ma vision de la cosmétique green et responsable.

La première étape de mon travail est la recherche et le développement (la R&D pour les intimes). Cela consiste à rechercher, développer (CQFD), identifier, tester les matières premières et actifs qui feront partie intégrante -ou pas- des futures formulations cosmétiques. C’est vraisemblablement la partie de mon métier que je préfère car elle éveille en moi deux de mes qualités (de mes « sens » je devrais dire) totalement aux antipodes l’une de l’autre. Je suis gémeaux. C’est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. (France Gall. 1980.) :

  1. la science, terre-à-terre, avec toutes les informations techniques hyper cartésiennes qui peuvent pour certains paraître très rébarbatives voir rédhibitoires mais qui pour moi sont presque jouissives. J’épluche les fiches techniques, les rapports d’analyses, j’identifie les études, je feuillette les fiches de sécurité, je m’imagine déjà les multiples possibilités comme un enfant qui joue aux Légo © …
  2. la création, diamétralement opposée, je visualise et imagine le futur produit, la texture, le profil sensoriel, la couleur, le parfum, le packaging, le design, le graphisme, je crée un cahier des charges digne des plus beaux moodboards Pinterest , j’imagine des combinaisons d’actifs, la formule naît alors « un peu par hasard », je joue avec mes fioles et mes béchers (pas trop quand même , il faut tout de même valider tous un tas de tests avant la mise sur le marché, on n’est pas des savants-fous…) Bref , c’est la partie jubilatoire !

Jubilatoire, quand ça fonctionne, quand tous les critères sont réunis, quand tous MES critères sont réunis (j’insiste sur le « mes » car on m’a souvent répété qu’il fallait faire des concessions dans la vie … mais je vous l’ai déjà dit, je suis gémeaux. )

Malheureusement, je fais souvent face à de nombreux obstacles notamment au vu de mes convictions et de ma vision globale de la cosmétique. De ce fait, mes recherches s’avèrent toujours interminables et parfois peu fructueuses. J’insiste sur le « peu fructueuses » car lorsque l’on a beaucoup (trop ?) d’attentes sur un produit/ingrédient ou une matière première, il y a la plupart du temps un « hic » qui fera que finalement, celui-ci ne sera pas sélectionné…

On me demande d’ailleurs très souvent comment je fais pour sélectionner mes partenaires ou les laboratoires avec lesquels je veux travailler ou comment trouver les bons produits. Il n’y a pas de secret, il n’y a pas de méthode. C’est difficile d’établir un rapport de confiance mais je pense que le maitre-mot de toute collaboration dans ce domaine, c’est la TRANSPARENCE. (Je reviendrai là-dessus dans un prochain article.) Le secteur cosmétique a encore de grands pas à faire en matière de développement durable et il est pour moi inconcevable qu’il puisse porter préjudice à l’homme, à la planète ou encore aux animaux. La démarche doit être GLOBALE, totalement transparente et prendre en compte les enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux. Rappelez-vous , il y a encore quelques années, il était quasiment impossible de porter du rouge à lèvres sans buter deux ou trois baleines au passage et si – oh mon Dieu – on faisait l’affront d’utiliser un baume à lèvres à base de cire naturelle, on passait irrémédiablement pour une hippie à dreadlocks vêtue d’un gilet en poils de yack et qui -accessoirement – ne connait ni le rasoir , ni le déo… (Comment ça, l’image est un peu forte ?)

Les laboratoires se doivent de s’engager et faire du développement durable une normalité, une nécessité, comme peut le faire Expanscience * avec son « Better Living Program » qui consiste en une remise en question exemplaire que je ne peux qu’applaudir ! * (laboratoire pharmaceutique et dermocosmétique dont une de ses marques leader, Mustela ©, vous dit forcément quelque chose…)

Le but de ce programme n’étant pas la nouveauté mais bel et bien l’amélioration de l’existant. Changer et améliorer fondamentalement ce qui a déjà été fait avec un plan d’action concret et engagé à chaque étape du développement, du sourcing d’approvisionnement intelligent et éthique , à l’écoconception des packagings visant vraisemblablement à réduire l’impact sur l’environnement, en passant par la transformation des végétaux ( des procédés d’extraction respectueux : pression à froid, procédé bio-enzymatique, distillation…) ou par des formulations retravaillées pour encore plus de naturalité et d’efficacité.

C’est cette démarche qui pour moi, prend tout son sens, qui est la plus cohérente à mes yeux et qu’il faut absolument saluer ! Je vous reparlerai plus en détails lors de mon prochain article ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaire.

Article En collaboration avec Expanscience

© Getty images

Author: Emie

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