Les cosmétiques bio : le bonheur est-il dans le pot ?
mars 6, 2009 Rédigé par Mam'zelle Emie
Catégories Actu beauté - 1 978 lectures
Hier soir, comme peut être certaines d’entre vous, j’ai regardé le reportage d’envoyé spécial.
Crème de jour au coing, gel douche à l’aloe véra, shampoing au citron ou encore lait pour le corps au karité, le marché des cosmétiques bio augmente depuis 4 ans de 35 % chaque année. La France est le pays dans lequel cet engouement progresse le plus vite. La peur des composants chimiques de la cosmétique traditionnelle, comme les paraben ou les phtalates, et la volonté de faire un geste pour la planète, sont le plus souvent à l’origine de l’achat d’un produit bio. A l’heure où de nombreuses marques jouent avec l’image du naturel, comment distinguer les cosmétiques bio des produits classiques ? Comment se fabriquent-ils ? Que contiennent-ils ? Sont-ils vraiment inoffensifs ? De la rose musquée du Chili où Envoyé spécial a suivi le travail d’un des leaders de cette industrie aux rayons des magasins, des chaînes de production aux espoirs d’une petite marque qui se lance, enquête sur cet univers en expansion où les étiquettes doivent, là aussi, se lire à la loupe.
J’ai été plutôt déçu. J’ai trouvé le reportage pas très objectif et il mettait surtout en avant les inconvénients du bio plutôt que les avantages.
Retrouver 10% d’ingrédients bio dans un cosmétique, certes c’est peu mais il faut également aller au delà avec des marques haut de gamme qui proposent bien plus … Les gens ne sont pas dupes…
Retrouvez des composés chimiques dans un cosmétiques bio, oui mais ils auraient pu aussi parler de charte cosmétiques qui interdit les ingrédients potentiellement dangereux… ca n’a été que survolé .
Montrer certaines marques comme B COM BIO, dont le directeur voulait faire bonne figure à la télé en essayant de se justifier , il ne m’a pas du tout convaincu, ça ne met forcement pas en confiance ! Retrouver du phénoxyéthanol dans un cosmétique bio labellisé bio, et surtout inscrire sur le packaging « sans paraben, sans éther de glycol, … » la je dis non !
Bref, a mon avis, pour les non initiés, ce reportage met en avant les inconvénients et surtout n’insiste pas a changer son style de vie pour le bio .
Et vous qu’en avez-vous pensé ?!
Pour celles et ceux qui ne l’aurez pas vu, vous pouvez le voir ou le revoir sur le site de france 2.



















(6 votes)




















Marie greluche on ven, 6th mar 2009 11:35
Et bien je suis de l’avis contraire au tien en fait … Même si je suis d’accord que l’accent était quand même beaucoup mis sur les défauts. Dans la vague de folie du bio qu’il y a en ce moment, on saute de joie parce que les cosmétiques bio ne contiennent pas ou peu de produits chimiques et sont respectueux de l’environnement. Je suis d’accord que c’est super … sauf que beaucoup de cosmétiques bio mettent les huiles essentielles en bonne position dans la liste des composants et que les dermatologues mettent en garde contre le pouvoir allergisant et irritant des huiles essentielles.
Je sais que pour ma part, je réagis très mal aux 3/4 des huiles essentielles donc le bio n’est pas toujours mon ami et je le déplore.
Par contre, ils ont parlé de ces marques qui mettent en avant un côté naturel et qui surfent sur la vague bio alors que leurs produits sont tout sauf bio (Yves Rocher pour ne pas le citer) et j’ai trouvé ça bien.
Donc oui le reportage était catastrophiste et peu objectif … mais pour une fois on ne glorifiait pas le bio sans en regarder les inconvénients.
Loux on ven, 6th mar 2009 11:35
Coucou!
Moi aussi j’ai été déçue de ce reportage. Le « Bio » a été plutôt malmené: présenté selon mon sentiment comme quelque chose d’uniquement commercial ( seulement 10% de bio en réalité, du phénoxyéathol…). Il n’y a pas eu de valorisation des des marques plus « éthiques » avec une vraie volonté d’ »éradiquer » toute substance potentiellement cancérigène.
J’ai aussi ressenti une confusion entre les produits « naturels » et « bio ».
Bref, pas franchement conquise…!
ka fée on ven, 6th mar 2009 11:56
Oui je suis d’accord aussi, je pestais devant mon écran hier. En plus ils n’ont même pas parlé des vrais labels comme Nature et progrès qui ont une charte de qualité bien meilleur que ecocert. Avec ce genre d’émission les mentalités ne sont pas prête d’évoluer. Juste un petit plus pour l’interview a la fin qui était un peu plus positif.
Audrey on ven, 6th mar 2009 12:02
Je suis du même avis que Loux…
La fin du reportage m’a faite bondir : justifier le problème de la présence des huiles essentielles dans les produits uniquement pour l’odeur et les présenter comme dangereuse… je reconnais que les photos montrées de réaction aux produits sont surprenantes, mais elles ont mal été utilisées, on leur a fait dire ce qu’on voulait. Il n’est même pas dit pourquoi les huiles essentielles d’agrumes provoquent des réactions… Elles sont irritantes ok, tout dépend le dosage, mais elles sont surtout photosensibles… ce qui n’a pas été dit. A chacun de faire attention aux huiles essentielles contenues dans les produits et de bien faire des tests avant d’appliquer sur le visage.
La partie sur les tests effectués sur les cobayes pour des crèmes anti-rides veut montrer que l’efficacité des produits bio peut être remise en cause mais il aurait été intéressant de comparer avec l’efficacité des produits conventionnels (mais ce n’était pas le sujet, on reste dans un schéma pour/contre). L’écrivain-journaliste a bien mis le doigt sur le point le plus important : ce sont les ingrédients qui font l’efficacité d’un produit.
On oublie aussi complètement la cosmétique home made et le fait de choisir soi-même ses fournisseur et ses produits.
Je dirais que le sujet a été un peu bâclé, toute l’étendue du pourquoi, comment n’a pas été suffisamment exposé, le fait de ne parler que de 2-3 marques fausse complètement la tentative d’objectivité de ce reportage. Pour moi, il y a un manque de préparation, de travail et de recherche. Mais c’était intéressant de voir une partie de la chaine de fabrication d’un produit.
Mathieu on ven, 6th mar 2009 12:06
Bonjour,
Dans de nombreux domaines l’écologie est aujourd’hui avec la crise un sujet essentiel.
Comme beaucoup d’entreprises Naturetis essaye de faire évoluer les mentalités. Il ne faut pas oublier que la cosmétique Bio et les organismes de certification permettent aux laboratoires comme le notre de prouver au consommatrices ce que nous avançons (ingrédients naturels ou issus de l’agriculture bio, packagings recyclables, produits sans parabens, sans phenoxyethanol…) et que cette caution est importante puisque indépendante.
Néanmoins il appartient à chaque marque d’aller plus loin que le « marketing bio », en faisant de la R & D autour des nouveaux actifs, de la formulation… mais aussi en effectuant un tri des déchets, en utilisant de l’électricité verte, ou encore en achetant toutes les matières, flacons et packagings en France pour limiter notre impact sur l’environnement et favoriser notre tissus économique.
Je ne viens pas ici faire un petit coup de pub supplémentaire mais juste rappeler qu’il y a encore des personnes comme le créateur de notre entreprise (spécialiste en Biologie et pharmacologie de la peau) qui sont des passionnés et s’adressent à des consommateurs de plus en plus éduqués et concernés.
Merci à Envoyé Spécial de ne pas considérer le Bio comme un phénomène de mode mais plutôt comme un moyen de faire avancer les choses dans le bon sens.
Mathieu et Amélie, salariés de chez Naturetis.
Sauver sa peau on ven, 6th mar 2009 12:35
[...] Et son article ici. [...]
evydemmentbio on ven, 6th mar 2009 14:15
j’ai bien sur regardé ce reportage
je n’ai pu m’empêcher de faire le point sur certains aspects évoqués ou non
http://blog.evydemmentbio.com/index.php/2009/03/06/480-alors-est-ce-que-le-bonheur-est-dans-votre-pot-de-cosmetique-bio
Mam'zelle Emie on ven, 6th mar 2009 15:27
A mon avis, il manque certaines clefs au consommateurs pour faire son choix en tout état de cause.
On met le point sur les inconvénients mais moins sur les avantages et pourtant ils sont très nombreux. On fait aussi état des réactions des HE, ces personnes connaissent-elles les tests cutanés ?
Les gens s’inquiètent d’une potentielle allergie mais beaucoup moins d’un cancer ou du fait de devenir stérile ??
carine on ven, 6th mar 2009 16:02
ah ben voilà on est bien d’accord Emie! c’est aussi mon opinion après avoir vu ce reportage… c’est bien d’avertir sur les dangers de telles plantes ou huile essentielle , mais quid des effets positifs ? je trouve que le reportage a pu decourager certaines… dommage ! il fallait juste attendre la fin et plus precisement les dires de la journalistes pour recueillir un peu de positif ! décourageant….
Mam'zelle Emie on ven, 6th mar 2009 16:16
Oui mais bon a mon avis, c’est le reportage et pas l’interview que les gens garderont en mémoire… Ils auraient rester objectifs en se mettant des deux cotés.
Mam'zelle Emie on ven, 6th mar 2009 16:21
Carine, j’ai réagi sur le forum de France 2 d’ailleurs tellement j’ai été décu !
A priori, je ne suis pas la seule : http://forums.france2.fr/france2/envoyespecial/cosmetique-sujet_9756_1.htm
Caly on ven, 6th mar 2009 16:26
Je ne partage pas ton point de vue Emie.
Je trouve que la plupart des gens achètent BIO en pensant avoir un produit nickel et parfois c’est bien loin d’être le cas … ou alors le dosage en actif est tellement infime que les résultats pas vraiment minimes.
C’est vrai que le ton du reportage était un peu sec, mais c’est important que les gens « révisent » leurs comportements d’achats et déchiffrent les inci !
Mam'zelle Emie on ven, 6th mar 2009 16:38
Je suis d’accord que les gens non initiés pensent peut-être que bio = nikel . Mais a mon avis le reportage a mis le point sur les points négatifs sans parler du positifs. Dommage.
Par contre je suis tout a fait d’accord sur le fait que tout les cosmétiques bio ne se valent pas et surtout sur le fait de déchiffrer les étiquettes, encore faut-il avoir les bonnes clefs pour le faire !!
Sapphire on ven, 6th mar 2009 17:45
C’est leur but de prévenir les gens mais je les ai trouvé trop corrosifs et du genre « je cherche la petite bête ». Certaines remarques était tout à fait stupides et pouvaient faire penser qu’ils prenaient les consommatrices pour des connes. Sans ça j’ai bien aimé le reportage, notamment au niveau de la recherche des matières premières (rose musquée). Mais ce n’est que mon avis.
laurence-aboneobio on ven, 6th mar 2009 21:00
J’ai été aussi déçue par ce reportage, contrairement à celui en mars 2005 sur les dangers de la cosmétique. Là je suis restée sur ma fin.
Le passage à la cosmétique bio pour les produits du quotidien relève souvent d’un cheminement personnel. Avec le constat que la peau est plus saine et lumineuse quand on lui apporte des matières premières réellement respectueuses du sébum et hydratantes. En tant que consommateur, on est malheureusement perdu dans cette masse de nouvelles marques qui arrivent chaque jour sur le marché. Le sujet d’hier sur France 2 démarrait avec des visuels des cosmétiques bio qui s’incrustent désormais en grandes surfaces en notant toutefois que l’arrivée en grandes surfaces se fait au détriment de la qualité des ingrédients.
J’ai apprécié cette remarque à la fin sur le plateau, de la journaliste, concernant les bases des tensio-actifs. Effectivement il est souvent difficile de faire comprendre au consommateur qu’un tensio actif (ce qui lave et peut mousser en résumé) ou un émulsifiant peut être de qualité très différente et expliquer aussi les différences de prix sur un shampoing ou un gel douche par exemple. Il est clair qu’un producteur puriste qui valorise les agro ressources aura des coûts matières plus élevés qu’un producteur qui ajoutera des tensio actifs à base de Ammonium Lauryl Sulfate (toléré par Ecocert mais que certains se refusent à ajouter) ou pire Ammonium laureth Sulfate. Acheter un cosmétique bio peut aussi devenir une démarche globale : que penser des majeurs de la cosmétique conventionnelle qui lancent des petites gammes bio au coté de leur rayon traditionnelle, histoire de ne pas passer à coté d’un marché « juteux » ? Comment considérer à coté la démarche de petits (ou grands) producteurs qui ont fait le choix dès le départ d’une cosmétique uniquement bio à une époque où ce marché était confidentielle et qui ont eu le temps d’éprouver les recettes et de les ajuster, en cherchant toujours à innover, avec des investissements lourds ?
J’aurais vu ce reportage avec un angle complémentaire du consommateur qui est réceptif mais dérouté, ne sachant comment choisir. Comme tu dis Emie quelques clés de compréhension sont nécessaires parce que chacun n’aura jamais ni le temps ni les compétences pour éplucher à la loupe la composition, d’autant que les termes sont barbares pour les non initiés.
Je pense aussi que c’est le rôle du distributeur de faire de la pédagogie et de guider le consommateur dans son cheminement, en lui donnant ces clés.
Pour ce qui est du home made, je crois aussi que c’est une tendance de fond, elle n’a malheureusement pas été évoquée. Mais il faudrait un vrai documentaire de 90 minutes pour aborder tous les angles !
Je regrette aussi la non précision des termes comme le fait de dire que ecocert est un label, de ne pas parler de nature et progrès et de laisser uniquement la place aux gros, sans présenter les démarches puristes de certains petits producteurs, engagés depuis des années, ils n’ont pas attendus que le marché soit en plein boom pour y croire, eux !